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Commentaires

Dualité

Pour pousser plus loin dans la dualité, effectivement quand je dis qu'ils sont deux, c'est aussi histoire de simplifier, de mieux dualiser les forces qui nous entourent.

Par contre, quand je parle de dualité, je ne parle pas nécéssairement de choses opposées, mais de choses complémentaires. Exemple, le bien le mal : ils sont complémentaires car sans l'un, l'autre n'existe pas, il permettent d'avoir un "relatif". on pourrais ainsi définir le mal par : le non bien, et le bien par le non mal.
Et le neutre dans tout cela, c'est le non bien et le non mal (en gros un mélange des deux, à plus ou moins grande dose). Contrairement a ce que disait un ancien ami, le monde n'est pas binaire, il y a effectivement tout par deux (en gros, chaque chose à son complement/opposé/relatif), mais les doses de chaque sont relatives.
Personne n'est totalement bon, il est bon à x%, mauvais à y% avec x très supérieur à y (oui je sais, c'est très mathématique, mais c'est relativement simple:))

Pour me cheminnement, j'en suis rapidement venu a la conclusion que de toute facon les textes sacrés, aussi sacrés soient-ils, ont été ecris par des hommes, peut-etre dictés par les vieux la haut, mais les hommes restent des hommes et on nécessairement corrompu leurs textes, et que tous les textes racontent la meme chose mais pas de la même manière.

Posté par PtitPaladin, 11 octobre 2005 à 17:41

Mes exemple n'étaient que des exemples (d'où les "etc etc" ;)).

Je n'ai pas dit que la dualité impliquait une opposition, mais j'aurai dû le préciser :p

Posté par Morwën, 11 octobre 2005 à 17:44

Les chemins de traverse ....

Ah, la bonne vieille quête de Dieu !

Pour ma part, j'ai la "chance" de ne pas avoir été élevé dans la religion. Un mal, un bien ? Pas facile à déterminer.

Flashback: mes parents ont été élevés dans la foi catholique, mais sont athés comme pas possible. Toutefois, par pression familialle, ils ont fait baptisé mon frère (plus agé que moi). Ce dernier est alors parti faire son catéchisme pour finalement vite revenir et dire : "ils racontent n'importe quoi". Pour lui, la religion c'est fini.
En conséquence de quoi, il est donc rapidement devenu athée, pragmatique et bon père de famille. Seul soucis -que moi je vois car lui ne s'en rend même pas compte- c'est qu'il ne suit pas de cheminement spirituel et ne se pose pas de questions métaphysiques.
Comme beaucoup, il se trouve entouré d'anxiétés cachées dont il ne comprend pas l'origine : il est perdu.

Pour ma part, tous les traditionnalistes de la famille ayant été enterrés depuis, je n'ai pas été baptisé après ma naissance car mes parents n'avaient pas le temps (ils travaillaient trop !). Bref, athée et damné dès l'enfance .. quel beau destin.
Mais j'ai le privilège d'être un grand curieux, et je posais sans cesse -dès l'age de 8 ans- des questions à ma mère : c'est quoi dieu ? pourquoi on doit mourir ? et si je veux pas mourir ? et y'à quoi après la mort ? pourquoi tu m'as fait vivre ? ...etc... bref, les questions qui dérangent.
Et peu de réponses, bien sûr !
J'ai alors dégotté une bible illustré. L'histoire est intéressante, les paraboles évidentes et j'aime bien les images (je rappelle que je n'avais que 8 ans). Et je veux en savoir plus !
En tombant sur des livres sur le Tibet, j'en arrive à découvrir le bouddhisme. Je découvre des rapports intéressants avec le catholicisme, les échanges inter-culturels, le voyage de Jesus au tibet, ...etc...
Plus tard, j'ai étudié l'islam, le judaisme et quelques autres religions.

J'en suis arrivé à la conviction intime qu'il y a quelque chose (à défaut de dire Dieu), sans pouvoir l'expliquer, ni le décrire.
Je suis devenu croyant sans être religieux.
Et cela m'est resté.

Cet état de fait a d'ailleurs épaté le prêtre qui m'a marié 20ans plus tard (mariage catholique en église alors que je ne suis pas baptisé, même maintenant !!). Il se disait stupéfait de ma foi, alors qu'il est "entouré" de religieux (par "formation" familiale) non-croyants !

Mais, au-delà de ces convictions, un attachement restait profondément enraciné en moi : le plaisir de toucher les plantes, de passer la main sur un épi de mais, d'aller crier mes haines dans les collines le soir venu, ou de prier la terre pour qu'elle réalise mes désirs.
Même si je m'en doutais, il a fallut que je fasse un bilan avec la Morale, lors de notre réciproque éducation, pour me rendre compte que j'étais -en quelque sorte- un shaman parmi les pagans ! Moi qui ne pouvait décrire ma foi, il a su trouver les mots précis permettant de me catégoriser... l'expérience était mémorable.

Donc, quelque soit le chemin qu'on emprunte, guidé par un livre, ou a pied par les champs et les traverses, celui qui suit le chemin spirituel arrive vite à certaines conclusions.

L'existence de Dieu (terme générique) ne se décrit pas avec des mots, mais avec des convictions profondes en soi - ce qu'on appelle la foi.

Ce que je sais, c'est que la religion est déjà un cadre trop étroit pour moi, pour ma spiritualité, et je regrette d'ailleurs que le prêtre que je citais -malgré son ouverture d'esprit- ne puisse me suivre dans mes blasphèmes.
C'est comme laisser le pompiste à une station d'essence sur l'autoroute alors que vous lui proposez de cheminer avec vous.
Expérience importante pour se rendre compte des limites (et limitations) d'autrui.

Revenons aussi sur le dualité : il ne s'agit pas de partis (le bien, le mal), mais plutôt de principes que je suspecte d'être fortement amoraux (je n'ai pas dit immoraux). En ce sens que -justement- le bien et le mal ne les concerne pas. Les principes peuvent pas contre définir un genre (féminin, masculin), une organisation (ordre, chaos), une amplitude (ombre, lumière), ... à ne pas confondre avec des fantasmes de catégorisation purement humains.

Quant à l'existence et l'inexistence, ne touche-t-on pas une dualité, là aussi ?
Quoiqu'arriver au terme de sa vie sans conviction aucune sur son sort et la "suite des opérations" doit être fortement déplaisant
(on parle de néant absolu, là).

Quant à donner une culpabilité à Dieu quant aux événements arrivant sur terre (la mort de ta tante vs. son dévouement chretien), il faut déjà se demander si :
1/ Dieu (au sens large, signifiant donc aussi les p'tits vieux) a-t-il quelque chose à foutre de nos existences ? [je suis volontairement vulgaire pour montrer l'insignifiance de la chose]
2/ En quoi le dévouement à une religion arrange-t-il quelques chose à cet état de fait ? (corollaire : des athées peuvent faire beaucoup de bien à l'humanité aussi)
3/ La culpabilité n'est-elle pas LE dogme catholique ?
4/ Quel rapport entre la religion et Dieu ?

Croire et ne pas croire est aussi dur l'un que l'autre.
L'essentiel est de chercher pour toujours plus savoir, que ce soit dans nos relations humaines, dans les sciences, dans l'ésotérique, et dans notre destinée.
Rien qu'avec ça, on peut meubler une existence !



Au fait, c'était quoi la question, déjà ? ;p

Posté par Star Dreamer, 11 octobre 2005 à 17:57

Arf! La Morale écrit plus vite que son ombre .... :)

Posté par Star Dreamer, 11 octobre 2005 à 18:02

*se demande pourquoi elle a une soudaine envie de hurler en pleurant... bref*

D'abord: c'est quoi la Religion?! Aujourd'hui, on colle tout et n'importe quoi à "Religion". Alors concrètement, qu'est-ce?!

Personnellement, mon cheminement spirituel est plus qu'en dents de scie. Il connaît des phases de pause plus ou moins longues. Avec le recul, je crois que c'est, selon le moment, soit par paresse, par fatigue morale, par peur de ce que je pourrais découvrir.
Là je suis dans la période "ebullition du bulbe" lol.

Je te rejoins dans la foi. Après cette épreuve difficile qui a servie de déclic dans ma vie (et qui a fait que ma mère est devenue plus assidue dans sa pratique religieuse lol), et tellement d'autres déchirures de la vie, j'affirme que oui: j'ai la foi. Et c'est pour moi une avancée mais plus que monstrueuse!

Si j'ai rejeté la faute sur Dieu, je pense que c'était par l'aveuglement de la douleur, de l'incompréhension; et donc par facilité.
Maintenant, je sais très bien qu'Il/Eux n'en a rien à foutre de nous *faut que j'explicite?*.

Posté par Morwën, 11 octobre 2005 à 18:15

'faut pas hurler... nan, nan, nan !!!
On est entre adultes consentants ici, pas entre simples gens !!! O_O (oups, 'pas frapper)

Pour revenir à la religion, je n'irais pas aller chercher une définition dans Wikipedia. Dans mon intime conviction, la religion est un cadre dogmatiques qui décrit et "mache" la "religiosité" d'un Dieu (ou de l'image qui en est faite) pour les foules en manque d'éducation.
(hé oui, c'est pas tout le monde qui peut faire 5 à 10 ans d'études paroissales pour comprendre les "saintes" écritures).

La religion peut devenir un formidable outil de transmission du savoir, d'élévation spirituelle et des connaissances pour les sociétés.
Cela peut aussi être un formidable outil de controle politique des foules, et notre histoire judéo-chrétienne peut témoigner des travers de l'inquisition.

Dans l'absolu, la religion est représenté par des sectes qui manipulent l'Homme (sens général) pour lui faire admettre *de force* un dogme et une vision prédigérée de l'univers(alité).
Je ne me fais pas des copains en disant ça, mais ce qui différencie une secte d'une religion, c'est la notion du bien ou du mal qu'elles peuvent procurer. Bref, c'est totalement subjectif et assujetti à l'opinion publique, donc non formel, inexprimable et out of sight.
Donc religion = secte (toujours sens général).

Si tu te poses la question de ta spiritualité en ce moment, c'est que tu es en passe de traverser un point nodal fort (une étape comme dirait la Morale), et qu'un choix (spirituel) important doit être fait.
Pour revenir à la notion d'étapes, le chemin en est une succession. Le caractère obligatoire de ces étapes doit être nuancé par un choix de classes d'étapes (exemple imagé: tu dois passer l'étape "bleue", mais rien ne t'empêche de passer par une étape "bleue claire" sans être obligée ensuite de passer par une étape "bleue foncée" si tu la rencontres, car tu as déjà réalisée ton étape "bleue").

Ce que tu dis être un chemin en dent de scie n'est qu'une impression. En fait, tu cheminais vers un objectif, parasitée par des sentiments personnels qui t'ont finalement fait avancer quand même (si tu crois reculer, tu avances quand même).
Vois déjà la force qui est en toi : tu as la foi. Véritablement. Pose-toi la question de savoir qui peut te l'affirmer avec force en te regardant dans les yeux ... si tu savais comme le doute persiste parmi certains.

Après, dire que c'est monstrueux ou pas est un simple jugement de valeur (je ne suis pas un salaud, j'essaie juste de te montrer le désintéressement universel du cheminement à l'opposé de l'amour que tu avais pour ta tante). En fait, c'est ton éducation religieuse qui a provoqué cette douleur car on t'a convaincue que Dieu est bon, qu'il est amour, et que rien de mal ne pouvait arriver aux tiens.
Evidemment, c'est faux (comme le père noel, bande d'hypocrites, va ! :-), et cette erreur est liée surtout à la défintion de l'amour.

Oui, Dieu est misericordieux en ce sens qu'il ne te juge pas. Oh non, c'est un gros pourri car il te laissera te juger toi-même. Et tu seras celle qui te pardonnera le moins....

Toujours sur le chemin, cela devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que tu avances.
"Bénis les simples d'esprits" : c'est vrai ! Ceux qui débutent sur le chemin ont toutes les facilités du monde car ils sont aidés par tous les anges. Par contre, dès que tu *sais*, que tu as connaissance des choses de cet univers, tu n'as plus droit à l'assistance sociale, car tu connais les règles du jeu et a un avantage sur les autres. Ouaip, c'est dégueulasse, mais c'est comme ça.

Bref, quant je dis que les p'tits vieux n'en ont rien à foutre, c'est pas qu'ils te crachent au visage, mais plutôt qu'ils crèvent d'amour pour toi. Tu es mère, tu sens intimement ce que je veux dire : lorsque Mae grandira, tu voudras qu'elle se surpasse, et tu lui feras des petites épreuves ("allez marche, oui , c'est bien"). Tu es folle d'amour pour ta fille ? Oui. Ben eux le sont pour toi.
Et ils savent que c'est dans les épreuves que tu t'en sortiras, que tu progresseras.
Et ils savent que tu sais qu'ils seront là pour toi lorsque tu arriveras dans la cornière, dans l'impasse. Ils ne vont pas t'abandonner.
Mais ils ne vont pas te macher le travail, non plus.

Sans être réellement de la compétition, c'est un esprit de quête, et surtout un dépassement de soi. Et quelle merveilleuse récompense au bout ...

Comprends-tu la simplicité de ces choses, et pourquoi nous voulions monter une religion avec la Morale ? Imagine le bien que nous ferions autour de nous de *simplement* expliquer cela au gens et le leur faire comprendre.
C'est aussi simple que cela.

NB: pour les détails, s'adresser à la Morale !! :p

Posté par Star Dreamer, 11 octobre 2005 à 21:34

[HS]
Concernant ton point nodal, qui doit être lié à Samhain, je n'ai pas d'élément à te donner car je ne suis pas dans le jeu des sabbats (c'est wicca, ça, non ?), et si c'était le cas, je serais un sabbat du début du printemps.
[/HS]

Posté par Star Dreamer, 11 octobre 2005 à 21:38

Pareil

Je ne savais pas si je posterais ce message mais c'est tellement flagrant les questions identiques qu'on se pose en ce moment, ça en est incroyable!
je posterais certainement une réponse , une vraie, plus tard, à tête froide, car ce sont des sujets difficiles à aborder.
j'ai peut être quelques réponses mais ça n'est pas évident

Posté par Bliss, 12 octobre 2005 à 19:34

Coucou la Miss : Bienvenue au club !

Ne te fais pas de soucis, si quelque chose est certain, c'est que chacun a sa petite pierre a apporter à ce bien imposant édifice.

Par contre, restons dans dans le spirituel et évite de parler psycho, sinon je risque de devenir un peu trop joueur sur le sujet ... :-)
(au fait, freudienne ou lacannienne ?? :-p )

Posté par Star Dreamer, 12 octobre 2005 à 22:07

Hello Liz!

Surtout n'hésite pas... plus nous sommes de cerveaux en ébullition, plus nous avancerons :D
Reviens vite nous faire part de tes réflexions et idées, je sais que ça fuse ;)

Bah vi, Liz c'est ma coupinette de fac de Tours... sauf que elle, elle a continué et pas moi lol

Posté par Morwën, 12 octobre 2005 à 22:11

aha

Stardreamer : plutôt freudienne, j'adore la psychanalyse, bien plus que la psycho d'ailleurs qui ne m'apporte plus grand chose.

Posté par Bliss, 14 octobre 2005 à 16:14

Bliss: Ah, une freudienne ! Cela explique tes propos "adult rated" sur ton blog ... (kidding !)
Je pense aussi que la psychanalyse est bien plus intéressante que la psycho (blabla philosophique).
As-tu creusé un peu chez notre ami Jung ?

Morwën : Ah, zut ! Je suis parti sur le sujet interdit !! Désolé, Morwën ! :-)

NB: Bliss, ma belle, au lieu de faire la pimpante en tenues Kermit, tu pourrais commencer à nous balarguer tes commentaires sur nos délires mystico-ésotériques ici bas !!!! :-p

Posté par Star Dreamer, 16 octobre 2005 à 01:12

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